À Jehanne-Chantal

Dieu que je t’aime petite fille

Dans mes bras jamais hélas

Le berceau paternel

N’a donné sa houle

Qui te revient

©Michel Bernanos avec sa fille (Jehanne-Chantal) et son épouse (Sylviane Bernanos), Paris, 1955

Cela te fera peut-être rire

Enfant

Dame enfance

Magnifique et grande

Aurais-je dû dire

 

Vous petite poupée

Que votre père salue

Avec un grand respect

 

Vous ne le connaissez pas

Mais il vous aime jeune fille

Il pense en vous

Et pour vous

 

Il ne peut

Si loin

Vous donner grand-chose

De ses caresses

 

Mais n’oubliez jamais petite fille

Que toujours à vos pieds

A mon plus grand désir

Je ferai pour vous tout

Le bonjour de l’honneur

 

1953