« La Montagne morte de la vie de Michel Bernanos » – Art-district radio – 15/01/2017

[…] C’est tout l’art des grands livres, moins ils en disent, mieux ils nous étonnent. Le style de Michel Bernanos tient quant à lui à trois fois rien, et c’est là sa grande force. Il nous envoute de la première à la dernière phrase, il nous captive, il nous intrigue et nous séduit sans chercher à nous séduire et sans livrer, loin de là, toutes les clés de l’énigme […]

[…] Michel Bernanos, nous dit Dominique de Roux, ne suivait personne. On pourrait aussi dire qu’il n’écrivait comme personne, parce qu’il était avant tout un conteur. Son côté Shaman qui lui venant de ses longs séjours au Brésil et en Amazonie lui colle à la peau. Chaque phrase écrite est en soit une expérience sensorielle qui lui permet de faire surgir dans une sorte d’au delà des mots, un univers qui n’appartient qu’à lui.

Faire face : Telle était la devise de Georges Bernanos. Telle sera aussi la destinée du fils, Michel Bernanos qui fera face à sa vie, face à sa mort, face à l’incompréhension de ses contemporains, face à lui-même et face aux tourments qui accompagnèrent chacune de ses avancées en écriture […]

 

Chronique du 15 janvier 2017 sur « la Montagne morte de la vie » suivie de « Ils ont déchiré son image », Valère-Marie MARCHAND, chroniqueuse littéraire, écrivain et journaliste.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *