A propos – Romans policiers

L’univers des romans policiers de Michel est quelque peu différent de celui des romans fantastiques, cependant le spectre du monde vert n’est jamais bien loin.

Nous avons des meurtriers assoiffés de vengeance qui ne cherchent qu’à faire justice de faits extérieurs dont ils sont parfois eux-mêmes victimes (La neige qui tue, On lui a fait mal), mais aussi de grandes maisons familiales lugubres dans lesquelles les murs abritent de nombreux mystères (Les nuits de Rochemaure, La Grande Bauche, Le mort veille).

Ces demeures sont pour certaines le théâtre de véritables plans machiavéliques orchestrés par des éléments qui échappent au lecteur, admirablement bien tenus par le sens de l’intrigue de l’auteur.

Tout comme dans les romans fantastiques, les descriptions prennent un aspect si réel que nous vivons l’histoire !

C’est ainsi qu’en plein cœur de la forêt amazonienne, nous assistons à l’explosion d’une usine de trafiquants de drogue pour se retrouver ensuite dans les souterrains d’un manoir effrayant sur les terres françaises, cherchant ainsi le prochain code secret qui nous permettra d’en sortir vivant !

Chaque personnage devient un suspect potentiel et seule l’analyse des personnalités de chacun pourrait nous permettre de trouver l’assassin. A condition parfois qu’il y en ait un …

Différents thèmes y sont abordés : les ravages engendrées sur l’homme par les drogues dures et le trafic qui en découle (La neige qui tue), la cupidité face au véritable sens de la vie humaine (Le mort veille, La Grande Bauche), le syndrome post-traumatique des soldats revenus de guerre (On lui a fait mal) ou encore le décalage manifeste entre le sens de la justice par les institutions et sa véritable signification.


Critiques littéraires :

« Des aventures policières où on essai pas de nous « trimballer » : c’est du vrai, du fort, du tonique, du solide » (Présent Littéraire, 1996)

« Le temps nous ramène Michel Bernanos, le temps nous restitue avec fidélité la mémoire d’un écrivain dont les romans noirs remplissaient la peur de vivre. L’œuvre, modeste par le nombre, est une merveille de séduction discrète pour les amateurs de romans noirs. » (Guy Delasse, La Wallonie, 1996)

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